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Lactalis (IV) : quelles sont les voies d’action pour les familles victimes ?

Les derniers bilans officiels datés de la mi-janvier 2018 font état de la contamination par les produits Lactalis de 35 nourrissons contaminés et de 2 cas suspects à confirmer en Espagne et en Grèce.

Ceci étant dit, le groupe Lactalis distribue ses produits infantiles dans plus de 83 pays dans le monde.

L’ensemble de ceux-ci sont concernés par le rappel de produits ; celui ci porte sur plus de 12 millions de boîtes.

La multiplication de plaintes en France

Les premières plaintes ont été déposées dès le début du mois de décembre 2017.

Elle ne proviennent pas nécessairement de parents donc les jeunes enfants ont été contaminés.

A ce jour, plus d’une centaine de plaintes sont dénombrées, pour mise en danger, non-assistance à personne en danger ou encore pour blessures involontaires.

Elle s’ajoutent à celle de l’UFC-Que choisir concernant des faits de tromperie.

L’enquête préliminaire

Ouverte à la fin du mois de décembre 2017, elle est toujours en cours.

Le 19 janvier 2017 encore, des perquisitions étaient en cours en Mayenne.

Plusieurs mois seront nécessaires pour comprendre comment le lait a pu être contaminé et quelles responsabilités peuvent être engagées.

En effet, bien que le président de Lactalis balaye toute possibilité de manquement, l’enquête tirera les conséquences qui s’imposent, en toute indépendance, n’en déplaise au groupe qui semble s’être habitué à s’affranchir des contraintes légales.

Dans l’intervalle, des produits de substitution sont proposés aux parents qui alimentaient leurs enfants avec les produits rappelés.

Quelles actions pour les consommateurs contre Lactalis ?

Lactalis annonçait avoir l’intention d’indemniser « toutes les familles qui ont subi un préjudice« . Ce que la loi lui impose en somme.

Reste à définir la notion de préjudice.

La cible des produits infantiles 1er âge retirés du marché est constituée par des nourrissons de moins de 6 mois, les plus fragiles.

Si en effet, au 19 janvier 2018, seuls 35 enfants ont été contaminés en France, qu’en est-il du préjudice né de l’impératif de jeter les lots concernés par le rappel, de la recherche d’un substitutif bien supporté par l’enfant et de l’inquiétude provoqué par un tel scandale agro-alimentaire en pleine saison hivernale, pour l’ensemble des nourrissons alimentés par des produits rappelés ?

Rappelons que les changements alimentaires chez les plus jeunes nécessitent des périodes d’adaptation plus ou moins longues. Ces changements sont en outre vecteurs d’inquiétudes auprès des parents.

En outre, les gastro-entérites développées par les nourrissons sont préoccupantes eu égard au risque de déshydratation, difficile à appréhender chez eux.

Par conséquent, la notion de victime doit être interprétée de manière extensive eu égard aux situations in concreto.

Notre cabinet se tient à l’écoute de toute famille victime souhaitait faire valoir ses droits auprès de Lactalis.

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