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Lactalis (I) : un vaste rappel de produits infantiles

Le 2 décembre 2017, paraissait dans la presse française un article sur un rappel de produit concernant le lait infantile issu des usines Lactalis.

Des cas de contamination à la salmonellose étaient à l’origine de ce rappel.

Ce rappel a été décidé par le gouvernement et la DGCCRF .

Un premier rappel d’ampleur des produits Lactalis

Ce rappel concernait 12 lots, représentant 200 000 boîtes, dont 40 000 étaient encore en stock dans l’entreprise.

Il s’agissait de produits vendus sous les marques Pico, Pico Pepti Junior et Milumel Bio, tous des laits 1er âge, destinés aux plus petits.

Les premiers chiffres officiels faisaient état de la contamination de 20 nourrissons.

Pour 13 de ces derniers, un lait produit entre mi-juillet et fin novembre sur un site de Lactalis, à Craon, en Mayenne, avait été consommé.

Le fabricant, Lactalis, le géant du lait, se voulait très rassurant, évoquant un « plan de contrôle ».

Les nourrissons infectés par la Salmonella Agonna développent notamment des gastro-entérites.

Les symptômes sont des vomissements, des diarrhée qui peut être sanglantes ainsi que des fièvres.

Ceux-ci doivent alerter, notamment eu égard au risque de déshydratation.

Rapidement, le groupe laitier se défendait, assurant qu’il opérait des contrôles réguliers sur sa production.

Toutefois, il a concédé que les tests à la salmonelle s’étaient avérés positifs en juillet 2017 sur un outil puis en novembre 2017, sur du carrelage.

Rappelons que normalement, les opérations de pasteurisation et stérilisation permettent d’éradiquer les bactéries.

De nouveaux contrôles chez Lactalis qui ont conduit à un élargissement du rappel

Des opérations de contrôle ont été effectuées début décembre 2017, par la DGCCRF, chez Lactalis.

Elle a jugé que le risque de contamination n’était « pas maitrisé ».

Par conséquent, l’usine de Craon a été arrêtée le 8 décembre, dans l’attente de mesures correctives.

Le 12 décembre 2017, le rappel a été étendu à 625 autres lots de lait Lactalis, fabriqués depuis février 2017. .

Ce rappel massif du gouvernement portait sur plus de 7000 tonnes de produits.

Il concernait désormais d’autres pays tels que le Royaume-Uni, la Grèce, le Maroc, le Soudan, le Pérou, la Colombie, le Bangladesh, le Pakistan et la Chine.

Les produits mis en cause ont été commercialisés dans 66 pays dont 12 européens.

Un fleuron de l’économie française

Rappelons que Lactalis réalise 25% de son chiffre d’affaire avec les fromages (Président, bridel, lanquetot le petit, le roitelet, Société, Galbani, participation 36 % dans Bel (Vache qui rit, sylphide, Boursin, Leerdamer, Kiri, Babybel), 25% avec le lait (gammes Lactel, Bridel et à l’étranger : Parmalat, Puleva) mais également 17% grâce aux yaourts et desserts lactés (joint venture avec Nestlé : La Laitière, Sveltesse, Yoko, Nestlé, B’A, etc.) 11% avec le beurrre et les crèmes (Président, Bridel et Galbani).

La nutrition infantile ne représente que 7 % de son chiffre d’affaire avec Celia, Picot, Taranis et Milumel.

Le géant laitier fournit aussi des produits pour la restauration et des ingrédients pour les professionnels de l’agroalimentaire ou de la pharmacie.

Lactalis a diversifié en développant une gamme de nutrition pour les sportifs (Apurna).

Sans oublier que Lactalis vend aussi sous marque distributeur (Casino, Carrefour, Système U, Auchan, Aldi ou Lidl ).

Ses concurrents directs sont d’autres des géants de l’agroalimentaire tels que Nestlé et Danone.

Il semblerait qu’on puisse lui attribuer un chiffre d’affaire mondial de 17,3 milliards d’euros, dont 60 % en Europe.

Le groupe laitier commercialise ses produits dans 160 pays et revendique 75 000 employés et près de 230 unités industrielles dans le monde, dans 43 pays différents.

La direction du groupe est restée taisante de nombreuses semaines, provoquant une crise agro-alimentaire, au détriment des victimes.

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