Droit Immobilier Transfrontalier
Acheter une résidence secondaire dans un autre pays, louer un appartement situé loin de son lieu de vie habituel ou recevoir en héritage un bien immobilier à l’étranger soulève des questions que la plupart des propriétaires ne se sont jamais posées : quelle loi s’applique ? Quel notaire doit intervenir ? Comment payer les impôts dans deux pays à la fois ? Le droit immobilier transfrontalier a précisément pour objet de résoudre toutes ces questions avec une pleine sécurité juridique.
Notre cabinet accompagne des clients français, espagnols et internationaux qui évoluent entre deux juridictions immobilières. Nous travaillons avec la frontière —et non contre elle— afin que les différences entre les systèmes cadastraux, notariaux et fiscaux de chaque pays cessent d’être un obstacle et deviennent une opportunité de planification patrimoniale. Notre objectif est que le client comprenne chaque étape, signe en toute confiance et garde le contrôle de son patrimoine immobilier, où qu’il se trouve.

Quand Avez-Vous Besoin d’un Avocat en Droit Immobilier Transfrontalier
Il existe des moments clés où la dimension internationale transforme une opération immobilière simple en un dossier complexe. Voici les six scénarios pour lesquels nos clients nous consultent le plus souvent et où nous faisons la différence par rapport à une gestion purement locale.
Acheter un Bien en Tant que Non-Résident
Le processus diffère sensiblement de celui d’un acheteur local : numéro NIE, compte bancaire, retenues spécifiques, risque accru de clauses déséquilibrées dans le contrat d’arrhes. Nous vous accompagnons à chaque étape et signons en votre nom par procuration notariale si vous résidez à l’étranger.
Vendre un Bien depuis l’Étranger
Le vendeur non-résident a des obligations spécifiques qui peuvent retenir une partie du prix : 3 % sur le montant de la vente, plus-value municipale, déclaration du Modelo 210. Nous coordonnons l’opération afin que vous receviez l’intégralité du montant qui vous revient.
Hériter d’un Bien dans un Autre Pays
Lorsque le bien hérité se trouve en dehors du pays de résidence du défunt, le Règlement Successoral Européen 650/2012 détermine quelle loi s’applique. Nous gérons le certificat successoral européen, l’acceptation de la succession et l’inscription à votre nom.
Louer à Distance, Longue ou Courte Durée
Un propriétaire qui vit dans un autre pays a besoin d’un contrat adapté, d’une représentation fiscale locale et, s’il s’agit d’une location touristique, de la licence régionale correspondante. Nous structurons l’ensemble de la gestion et de la fiscalité associée.
Régime Matrimonial et Biens Immobiliers
Un couple franco-espagnol qui achète ensemble un logement doit décider si l’acquisition sera régie par la communauté de biens, la séparation de biens ou le régime du pays d’origine. Une mauvaise décision aujourd’hui génère des conflits sérieux en cas de divorce ou de décès.
Litiges sur des Biens Immobiliers Internationaux
Vices cachés découverts après l’achat, double vente, problèmes avec le promoteur dans une vente sur plan, conflits successoraux entre cohéritiers de différents pays : nous assurons la défense procédurale en Espagne et coordonnons avec des correspondants locaux dans le pays concerné.
Contactez-nous
Chez BCVLex, nous sommes prêts à vous aider à trouver une solution dans les meilleurs délais. Parlez-nous de votre dossier.
Bureau de Madrid :
C/ Velázquez 34, 6ème étage, bureau 601, 28001 Madrid
Tél : +34 91 577 6368
Bureau de Bordeaux :
2 Rue des Trois Conils 33000 Bordeaux
Tél : +33 (0) 5 57 01 36 36
Pourquoi un Cabinet Hispano-Français Fait la Différence
Travailler avec un cabinet exclusivement local oblige le client à servir de pont entre deux systèmes juridiques qui ne se parlent pas. Devoir expliquer au notaire espagnol ce qu’est un acte de notoriété, ou au notaire français ce que signifie le « régime de gananciales », transforme la moindre démarche en parcours du combattant. Notre avantage est d’avoir résolu ce problème de l’intérieur : nous sommes une équipe biculturelle avec des bureaux à Madrid et à Bordeaux qui connaît les deux systèmes d’égal à égal et les traduit —juridiquement et culturellement— pour le client.
Nous Parlons Votre Langue Juridique, pas Seulement la Courante
Nous accueillons nos clients en espagnol, en français et en anglais, mais la vraie différence est que nous maîtrisons les concepts techniques dans chaque langue. Nous savons quand « indivision » n’équivaut pas à « comunidad de bienes » et pourquoi cela compte.
Nous Anticipons les Frictions entre Systèmes
Le droit civil français et le droit civil espagnol divergent sur des questions décisives : réserve héréditaire, régime matrimonial, donations entre vifs. Nous identifions ces points avant la signature, pas après.
Une Coordination Notariale Réelle, pas Apparente
Le notaire espagnol et le notaire français interviennent selon des logiques différentes. Nous préparons les procurations, certificats et traductions assermentées dans le format précis que chacun exige, afin que l’opération ne soit pas rejetée au dernier moment.
Une Vision Patrimoniale, pas Seulement Immobilière
Un achat immobilier n’est presque jamais un acte isolé : il a une incidence sur la succession future, sur le mariage, sur la fiscalité des années à venir. Nous vous aidons à prendre la décision immobilière en ayant toutes les conséquences patrimoniales sur la table.
Une Proximité Réelle entre Madrid et Bordeaux
Nos deux bureaux nous permettent d’être physiquement disponibles de part et d’autre de la frontière. Si l’opération se déroule en Espagne, nous travaillons depuis Madrid ; si les héritiers se trouvent en France, nous intervenons depuis Bordeaux. Sans que le client ait à coordonner deux cabinets différents.
Avis de nos clients
Le Bien est dans un Pays, le Propriétaire dans un Autre
Le droit immobilier transfrontalier est la branche juridique qui aborde cette réalité de plus en plus fréquente : une personne physique ou morale qui entretient une relation immobilière avec un pays différent de celui de sa résidence habituelle. Le phénomène n’est pas marginal. Entre la France et l’Espagne uniquement, des dizaines de milliers de propriétaires français possèdent un bien en Catalogne, aux Baléares, dans la Communauté Valencienne ou en Andalousie, et un nombre croissant d’Espagnols investissent dans le sud-ouest de la France. Chacune de ces situations exige une approche juridique qui ne se trouve pas dans les manuels classiques de droit immobilier.
La première erreur de nombreux propriétaires est de supposer que l’opération est semblable à celle qu’ils mèneraient dans leur pays. Elle ne l’est pas. La règle de base du droit international privé en matière immobilière est la lex rei sitae : la loi applicable au bien est celle du lieu où il se situe. Mais autour de cette règle gravitent des questions régies par d’autres lois : les effets du mariage sur la propriété, la succession pour cause de décès, les obligations contractuelles, la fiscalité. Quatre corps de règles peuvent converger sur une seule et même opération. C’est pourquoi le conseil doit être global, et non par chapitres séparés.
Le Notaire n’est pas le Même des Deux Côtés de la Frontière
Le notariat latin existe à la fois en Espagne et en France, mais il s’exerce de manière très différente. Le notaire français joue un rôle beaucoup plus actif dans la négociation et la rédaction du contrat (compromis de vente), tandis que le notaire espagnol intervient essentiellement pour l’élévation à un acte authentique d’un accord déjà conclu entre les parties. Cette différence, qui semble technique, a un impact pratique considérable : si un client français attend du notaire espagnol qu’il rédige le contrat comme en France, l’opération peut s’enliser. Notre rôle est de préparer le client et les deux études notariales afin que chacune assume sa fonction sans surprise.
La Fiscalité : le Chapitre qui ne se Termine Jamais
Lorsque le bien immobilier traverse une frontière, la fiscalité la traverse deux fois. Une fois lors de l’acquisition (ITP ou TVA, AJD, frais notariaux et registraux), une autre fois pendant la détention (IBI, impôt sur le revenu des non-résidents via le Modelo 210, possible obligation du Modelo 720 si le client réside en Espagne et détient des biens à l’étranger), et une troisième fois lors de la transmission (plus-value municipale, plus-value patrimoniale, retenue de 3 % pour les vendeurs non-résidents). À cela s’ajoutent les conventions de double imposition entre les deux pays, qui évitent qu’un même revenu soit imposé deux fois mais exigent une interprétation correcte de chaque article. Un conseil fiscal mal calibré peut transformer un bon investissement en perte silencieuse.
Les Successions Ont Changé en 2015
Le Règlement UE 650/2012, pleinement applicable depuis le 17 août 2015, a réorganisé le paysage successoral européen. En règle générale, la loi applicable à la succession est celle du pays de résidence habituelle du défunt au moment de son décès, mais le testateur peut choisir dans son testament l’application de la loi de sa nationalité (professio juris). Ce choix, fait ou non fait, détermine des questions décisives : qui sont les héritiers réservataires, quelle part revient au conjoint survivant, si les pactes successoraux sont valides. Pour un propriétaire détenant un bien dans un autre pays, rédiger un testament sans tenir compte de ce règlement est l’une des décisions patrimoniales les plus risquées que l’on puisse prendre aujourd’hui.
Les Erreurs les Plus Fréquentes que Nous Constatons
Dans notre pratique quotidienne, nous identifions les mêmes écueils : acheter sans vérifier la situation urbanistique du bien (notamment dans les zones côtières où existent des constructions irrégulières), signer un contrat d’arrhes rédigé par l’agence immobilière du vendeur sans négocier les clauses résolutoires, ne pas anticiper la retenue de 3 % et découvrir qu’une partie du prix est conservée par le fisc, ne pas mettre à jour le testament après l’acquisition d’un bien à l’étranger, sous-estimer les délais d’inscription au registre. Chacune de ces erreurs a une solution préventive simple lorsqu’on l’anticipe, et un coût considérable lorsqu’on la découvre après coup.
Comment Nous Travaillons Chaque Dossier
Chaque opération commence par une conversation gratuite au cours de laquelle nous écoutons la situation dans son ensemble : où se trouve le bien, où réside le client, quel objectif il poursuit, quel patrimoine existe déjà. À partir de là, nous élaborons un plan de travail avec des échéances, des démarches et des honoraires fixés. Pas de facturation surprise. Le client sait à tout moment ce qui est en cours, à quelle phase se trouve l’opération et quel document doit être signé ensuite. Cette transparence opérationnelle est probablement ce que nos clients apprécient le plus lorsqu’ils reviennent vers nous des années plus tard pour une seconde opération.
Parlons de Votre Situation
Si vous envisagez d’acheter un bien hors de votre pays, si vous avez reçu un bien immobilier en héritage dans une autre juridiction ou si vous détenez déjà un patrimoine immobilier international que vous n’avez pas réexaminé depuis des années, prendre rendez-vous pour une première consultation avec notre cabinet vous permettra de comprendre en une heure tout ce que vous devez savoir avant de prendre vos décisions. Le droit immobilier transfrontalier ne s’apprend pas sur internet : il exige de l’expérience, une sensibilité biculturelle et une méthode. Mettons les trois à votre service.
